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NAISSANCE D’UNE BASTIDE PAR SYLVIE MALARY / Lauragais-Patrimoine

1342, NAISSANCE D’UNE BASTIDE EN LAURAGAIS par SYLVIE MALARY

Revel fut l’une des dernières bastides fondées au XIVe siècle dans le sud-ouest de la France. Construite à partir de 1342 dans une plaine bordée d’un côté par la Montagne Noire, et de l’autre par une série de coteaux constituant la cuesta dite de Saint Félix Lauragais, la bastide de Revel occupe une position charnière entre le Lauragais et le pays Castrais.

De fondation royale, cette bastide ne fut pas, semble-t-il, une création ex nihilo c’est-à-dire située sur un territoire qui était auparavant tout à fait inoccupé.

Les documents d’archives et les recherches archéologiques témoignent d’une présence humaine antérieure.

UNE OCCUPATION DU SOL TRES ANCIENNE. 

Les trouvailles archéologiques permettent de constater qu’il existait, dès l’époque antique, des centres de peuplements dispersés dans la plaine revéloise. Plusieurs traces de petits habitats, d’origine gallo-romaine, ont été mises à jour lors de différents travaux. Des morceaux de tegulae, des fragments de poteries romaines, furent découverts à l’emplacement de la future bastide. Non loin de là, en bordure de la route allant de Revel à Soréze, un tronçon de voie romaine fut trouvé au début des années 1970.

L’étude de cartes anciennes nous apprend qu’il existait au XVlllème siècle, tout près de ce morceau de voie, une métairie du nom de la Caussade, toponyme d’origine romaine signifiant « chaussée ». Les vestiges d’une nécropole barbare, découverte au XIXème siècle sur le site de Revel, permettent de conclure à une continuité dans l’occupation du sol de l’Antiquité au Haut Moyen âge. Les tombes, mises à jour, ont livré plusieurs objets témoignant d’un travail remarquable : plaques et boucles de ceinturon, agrafes de baudrier, etc. Toutes ces découvertes semblent confirmer que l’emplacement de Revel était habité dès le début de notre ère. Un examen trop rapide des sources peut conduire à une version erronée des origines de la bastide. La charte de fondation de Revel affirme que cette ville est née du déboisement de la forêt royale de Vauré :  » Au nom du seigneur roi, nous avons procédé à la fondation d’une bastide, à laquelle nous avons donné le nom de Revel, au nom du Roi, dans la forêt royale de Vauré … » (extrait de la charte de fondation de Revel). Or, nous pouvons affirmer, sans aucun doute, que le futur emplacement de Revel avait déjà été défriché par endroits puisque des témoins d’une occupation romaine, puis germanique nous sont parvenus.

En 1342, la nouvelle bastide fut édifiée dans une plaine où il existait des clairières défrichées et cultivées depuis l’époque antique.

La plaine de Revel au Haut Moyen âge L’article III de la charte de fondation mentionne : « Que les consuls de Reibel soient juges au nom de notre Sire le Roi, dans les causes criminelles, à Revel et aux lieux de Vauré, de Dreuilhe et de Vaudreuille et que les dits lieux soient unis au lieu de Revel, et qu’en tout ce qui est du ressort de notre Sire le Roi, ils ne fassent qu’un corps de communauté et qu’un consulat avec le lieu de Revel ». Qu’étaient ces villages avant leur rattachement à Revel ?

Une étude historique montre qu’ils existaient déjà avant la création de Revel. Tout atteste de leur ancienneté : la toponymie, la dédicace des églises, les témoins archéologiques, etc.Au début de XIllème siècle, Vauré était un village administré par un consulat. L’étude du plan cadastral napoléonien nous apprend que Vauré était un village fortifié et ceint de fossés. A l’intérieur de l’enceinte se dressait l’église entourée de son cimetière et de quelques habitations. La dédicace Saint Saturnin (1er évêque martyr de Toulouse IIIème siècle) de l’église atteste de son ancienneté(3).Dreuilhe présente aussi un plan typique des habitats du Haut Moyen âge.

Le village semble être, à l’époque féodale, un village de type ecclésial, fermé d’une ceinture de maisons entourant l’église Saint Saturnin. Cité pour la première fois dans un acte de notation de 1093, Dreuilhe était fortifié et entouré de fossés(4).Une autre église dédiée à un saint mérovingien permet d’attester l’ancienneté du village : c’est l’église Saint André de Couffinal aujourd’hui disparue.

Il semble que cet édifice marquait l’emplacement du village primitif de Couffinal.Situé près du lieu-dit le Fort, ce petit habitat était constitué d’une demeure seigneuriale et d’une église entourée de son cimetière. Le toponyme le Fort nous amène à déduire que le village Saint André de Couffinal devait être fortifié.

Quant à Vaudreuille, la seigneurie fut citée pour la première fois en 1189 dans un contrat de mariage.Le village primitif, appelé Saint Martin de Vaudreui

Source : NAISSANCE D’UNE BASTIDE PAR SYLVIE MALARY

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