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Prof : Le plus merveilleux métier du monde…ou pas !

 » Trop de congés, trop payés, ils ne travaillent pas plus d’une vingtaine d’heures par semaine, ils sont intouchables, ils sont toujours absents…  » : Le métier d’enseignant n’a pas bonne réputation. A tort ou à raison ? Est-ce toujours le plus beau métier du monde? 

Pas toujours facile d’être professeur, voir même pénible selon plusieurs sondages auprès d’enseignants. Pénible à l’image d’un ouvrier en usine, travaillant de nuit, 8 heures non stop sur une machine ? Franchement… non. Pourtant, certains enseignants l’affirment: selon les établissements, ce métier qui était une vocation, peut devenir un véritable calvaire.

Mais d’abord, qu’est-ce que la «pénibilité», exactement ? 

Des absences principalement dues au stress

Selon une étude de Christian Maroy (GIRSEF, UCL) intitulée  » Radioscopie du monde enseignant « , ce sont statistiquement, plus de 40% de jours d’absences, qui seraient directement liés au stress et aux problèmes psychologiques. Pourtant, cette même étude met en avant que la principale motivation des professeurs est «le travail et la relation avec les élèves», avant même l’intérêt pour la matière enseignée. C’est dire l’importance de la relation élève-professeur, une relation pourtant de moins en moins au beau fixe, comme le démontre les dernières études en ligne sur le site de l’éducation nationale.

« Épuisement émotionnel chez les enseignants »

Christophe Meyer, professeur de français à l’Athénée Royal Victor Horta, Saint-Gilles. Sa recette contre la pénibilité? La passion du métier, tout simplement.

Une étude de l’université de Bordeaux, menée entre 2008 et 2011 auprès de 744 enseignants en début de carrière, montre que près de la moitié d’entre eux souffrent d’épuisement émotionnel.

Travailler jusqu’à 67 ans ? 

Un métier exigeant, épuisant même. Mais Khaled, professeur de français en région Ile de France, nuance: « Ce qu’on ne dit jamais, c’est que les professeurs existent parce qu’il y a des jeunes. Et dans une école difficile, il y a plus de profs, c’est grâce à cela qu’on est là. On existe grâce à ces jeunes».

Pénibilité, une question de point de vue

La moyenne d’une semaine complète dans le secondaire, est d’environ 22 à 24 heures de cours. Pour le reste, les professeurs s’organisent comme ils le souhaitent. Ces professionnels de l’enseignement admettent également que les vacances d’été ne sont pas vraiment de tout repos et exempt de stress.

 

Nombre de jours de congés par pays

Nombre de jours de congés

Les pays européens ne jouent pas tous dans la même cour. La durée des congés varie de 6 à 12 semaines complètes pendant l’année scolaire et en été, des pays comme l’Espagne ou la Grèce bénéficient de trois mois de relâche. A l’origine, cette période était dévolue à la moisson pendant laquelle l’aide des enfants n’était jamais de trop.

Alors à la question taboue par excellence « les profs ont-ils trop de congés? », le corps professoral bisque à l’unisson en nous invitant à venir tenter l’expérience « rien que pour voir, essayez de lancer un professeur sur ce débat et le rappel tombera comme un couperet : Notre travail ne s’arrête pas à la sortie de classe, il y a les copies à réviser chaque soir, les leçons à préparer, l’entraide entre collègues, les nuits blanches pour remettre sa leçon au goût du jour, mais il faut aussi supporter le bruit, tel un bourdonnement fort et continue, des bavardages et chamailleries, entrecoupés chaque heure, par la sonnerie, sans parler des agressions verbales de certains élèves et parents, la tension qui peut régner dans certaines classes, très difficiles.

ces-profs-qui-rabaissent-leurs-elevesÉvidemment, les professeurs ne sont pas soumis aux mêmes conditions selon la zone géographique et l’école où ils exercent. « C’est forcément plus simple dans un établissement scolaire, où les élèves sont triés sur le volet !» affirme d’emblée Dominique, professeur d’allemand dans un collège de Chartres, considéré comme «difficile».

Une école à laquelle la société livre mille et un procès en responsabilité, de la baisse du niveau à la mise à mal de l’autorité, mais est-elle encore en mesure de faire naître les vocations ? Le « métier » d’enseignant peut-il faire rêver, quand on attend des jeunes professeurs qu’ils résolvent tous les maux de la jeunesse ou presque ?

Au final, les enseignants rencontrés ne cachent pas leur « besoin immense de vacances ».

Caroline Lizée

 

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