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Se passer d’une banque, est-ce possible?

Faites-vous vraiment confiance à votre établissement bancaire ?

La question mérite d’être posée, et particulièrement à la lumière des études de satisfaction. Ainsi, si en 2010 seuls 23 % des Français étaient prêts à recommander leur banque, ils sont en 2016, seulement 18%, selon un sondage IFSOP. Des chiffres qui sont dramatiques et qui démontrent bien la méfiance des usagers, face à des banques de plus en plus exposées aux scandales financiers.

Aujourd’hui, s’ajoute à cela, la condescendance, avec laquelle vos conseillers bancaires vous reçoivent. Refus de vous donner le liquide souhaité à l’accueil, menaces de sanctions si vous déclarez votre mécontentement, abus de pouvoir, rétention de moyen de paiement, coercition et bien d’autres moyens financiers pour se servir allègrement sur votre compte en agios et intérêts.

Des solutions alternatives

Pour autant, des solutions alternatives existent pour ceux qui souhaitent payer moins ou comptent adopter une démarche plus « citoyenne ». Aucune loi n’oblige les citoyens français à posséder un compte en banque. Pourtant, ils ne sont que moins de 1 % de la population à ne pas être « bancarisés », selon une enquête du CREDOC, ( 2009).
Électricité, gaz, impôts, etc. Est-il possible de payer ces factures en liquide ?

Pour les impôts, le Trésor public accepte un paiement en espèces dans la limite de 3 000 €. De leur côté, EDF et GDF Suez ont passé un accord avec la Poste qui permet de régler sa facture par mandat-poste. Chez EDF, ce moyen de paiement est ouvert à tous les clients, sans limitation de montant et sans frais. Chez GDF Suez, il est réservé aux personnes démunies, qui bénéficient du tarif social.

Allocations familiales, aide au logement, prestations sociales

images-1Pour percevoir ces aides, il est indispensable de disposer d’un compte bancaire ou postal. En effet, les organismes procèdent par virement. Aucune espèce n’est stockée à la CAF ou dans d’autres organismes. Seul l’APL (allocations logement) peut être versé directement auprès du propriétaire ou du bailleur.
Téléphonie et Internet : les clients n’ont guère le choix et doivent bien souvent opter pour le prélèvement automatique…. Sauf chez l’opérateur Orange où il est possible de régler sa facture de téléphone fixe par mandat à la Poste. Cette possibilité s’étend également à l’offre triple play (télévision, téléphone et Internet). Mais, pour souscrire à un abonnement de téléphone portable, il faut fournir un chèque annulé ou présenter une carte de paiement…. Si vous souhaitez un abonnement, car sans, là encore inutile de posséder un compte bancaire. Il vous suffira de vous rendre en grande surface ou chez votre marchand de journaux, pour vous procurer une puce à rechargement (tout comme les cartes de paiement dont nous parlerons plus bas). Bouygues Télécom demande un relevé d’identité bancaire (RIB) à l’ouverture de la ligne. Et, chez SFR, le prélèvement est la règle. La seule solution pour avoir un portable sans compte bancaire est donc d’acheter une carte prépayée, mais il est tout à fait possible d’avoir un abonnement téléphonie fixe et internet sans compte bancaire !
À noter : le paiement des amendes et pv peuvent se faire immédiatement en liquide.

Compte en bureau de tabac : la solution « mobicarte« 

imagesJ’en ai parlé dans un précédent article “comment réduire ses frais bancaires” : voilà un produit qui a su déjà séduire pas mal d’usagers depuis 2014 : le compte Nickel. Il permet d’ouvrir un compte bancaire en bureau de tabac. Rapide à ouvrir et carte fournie. Ce tout nouveau type de compte est accessible sans condition de revenus, de dépôts ou de patrimoine. Même les personnes dites “ interdits bancaires” y ont le droit. Combien cela coûte ? Entre 20 et 50 euros par an. Les frais supplémentaires, que l’on reproche aux structures classiques, ne seront pas de la partie. Et oui, les découverts ne seront pas autorisés. Du coup, le compte Nickel, c’est un peu la Mobicarte de la banque.
En comparaison, un petit consommateur paye en moyenne 89.28 euros par an pour ses frais bancaires, selon CLCV, l’association de défense des consommateurs. Un consommateur moyen dépasse quant à lui les 224.83 euros et un gros consommateur les 565.35 euros.

ÉPARGNER ET EMPRUNTER

Le crédit entre particuliers : la solution citoyenne
Le constat de départ est simple. Les taux des crédits à la consommation octroyés par les établissements traditionnels sont élevés (jusque 20 % dans le cas des crédits revolving). De plus, l’épargne déposée chez ces mêmes établissements est très faiblement rémunérée (les livrets rémunèrent aux alentours de 2%). Et pendant ce temps-là, on ne sait pas comment est utilisé son argent.
Prêt d’Union permet de régler ces trois problèmes. C’est le leader français du crédit entre particuliers, avec 25 millions d’euros déjà octroyés. Il permet à des investisseurs qui ont de l’épargne de financer directement les crédits à la consommation de ménages.
Ainsi, les investisseurs et emprunteurs réalisent une bonne opération : les investisseurs participent à produit d’épargne qui profite à l’économie réelle et dont le taux de rendement est supérieur au taux classique (entre 4 % et 5,5% selon la durée de l’épargne). De l’autre côté, les emprunteurs souscrivent des crédits responsables (pas de crédit revolving) dont les taux sont très compétitifs (5 % de taux global).

S’ASSURER : Les assurances mutualistes : un succès confirmé

Dans l’Union européenne, les mutuelles sont l’une des quatre composantes de l’économie sociale, les trois autres composantes étant les coopératives, les fondations et les associations. Les Français ont fait leur choix et ce sont de type de fondations utilisant le principe de l’auto-gestion tel que la MACIF, MAIF, MAAF, qui arrivent en tête, des assurances préférées dans l’hexagone. Ils poursuivent un but non-lucratif, dans l’intérêt de leurs membres. Ces volontaires fonctionnent sur le principe de la solidarité entre membres, et tentent avant tout de répondre aux besoins de ceux-ci plutôt que d’obtenir un retour sur investissement. C’est souvent un peu plus coûteux qu’Axa, Allianz ou CNP, dont la logique industrielle est de dégager du profit.
Le compte bancaire : un droit, pas un devoir !

Ouvrir un compte est un droit

Malgré ces contraintes, rien n’oblige à avoir un compte en banque. Ça n’est pas un devoir, mais c’est un droit. Toute personne « domiciliée en France » a le droit un compte bancaire. la Banque de France cite le cas d’un particulier à qui une banque refuse l’ouverture d’un compte. « La banque qui vous a refusé l’ouverture d’un compte peut, sur votre demande, transmettre une demande de droit au compte à la Banque de France », détaille-t-elle. la Banque de France désignera alors une banque qui sera contrainte de vous ouvrir un compte, mais « pourra limiter l’utilisation de ce compte aux services bancaires de base ».

Eléonore Eliczi

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